Cultivant son héritage historique, pourquoi parle-t-on français au Québec ?
- Marie-sara P.
- 23 juin 2023
- 3 min de lecture
Tantôt, j'ai eu le plaisir de découvrir une exposition intitulée "Le français, une langue à célébrer !" qui se tient actuellement à l’Espace culturel Georges-Émile-Lapalme. Cette exposition remarquable est réalisée par Pointe-à-Callière, cité d'archéologie et d'histoire de Montréal. Je tiens à exprimer ma sincère gratitude envers eux pour avoir donné leur autorisation de partager ces informations avec vous !
Cliquez sur l'image pour accéder au site officiel de la Pointe-à-Callière.
“Comme toutes les langues vivantes, le français évolue et celui du Québec n’y fait pas exception. Au fil des ans, il s’est transformé sous l’effet des bouleversements sociaux, religieux, culturels et technologiques, et par ses relations entretenues avec les autres langues. L’anglais l’a influencé, ainsi que le français parlé en France, les langues autochtones et, plus récemment, celles des nouveaux arrivants. Son vocabulaire riche, ses traits de prononciation uniques et sa syntaxe reflètent ces multiples influences. Le français du Québec varie d’une région à l’autre et se déploie en plusieurs niveaux de langage, du plus familier au plus formel. Un outil de communication hautement créatif !”
“Le français d’ici s’est enrichi de centaines de mots caractéristiques, les québécismes. Inconnus ailleurs ou utilisés dans un sens différent, ces mots ont des origines variées. Certains proviennent de la langue parlée autrefois en France (abrier ou boucane); d’autres ont été empruntés à l’anglais (bécosse ou fun) ou aux langues autochtones (achigan ou atoca). Mais de nombreux québécismes sont des pures inventions d’ici. C’est ainsi qu’on peut “clavarder” en mangeant dans une “binerie” par un jour de “poudrerie”
Voici quelques dates importantes à retenir ! :
1848: "Le français redevient la deuxième langue officielle fruit de la persévérance de la classe politique francophone, un amendement abroge l’article 41 de l’Acte d’Union. Le français entre ainsi officiellement au Parlement de la Province du Canada à Montréal, situé sur la place d’Youville."
1969: "Le canada adopte sa première loi sur les langues la loi sur les langues officielles est promulguée au canada. elle renforce la reconnaissance du français et de l’anglais dans les institutions fédérales."
"La loi 63 attise la colère des francophones adoptée à la suite de la crise de Saint-Léonard, cette loi linguistique suscite une opposition considérable. Comme elle permet à tous les parents de choisir la langue d’enseignement de leurs enfants, elle ne met pas de l’avant le français comme langue d’apprentissage et d’intégration des immigrants"1974:
"La loi 22 provoque l’insatisfaction générale cette loi fait du français la langue officielle du Québec elle limite l’accès des immigrants à l'école anglaise et ne l’autorise qu'à ceux qui réussissent des tests de connaissance linguistique, elle provoque l’insatisfaction des francophones comme des anglophones"1977:
"La loi 101 adoptée la charte de la langue française (ou loi 101) est déposée par le ministre Camille Laurin, puis adoptée par l’Assemblée nationale. Elle fait du français la langue publique et la langue d’usage dans l’enseignement, le travail, l’administration publique et le commerce. Elle oblige les immigrants à envoyer leurs enfants à l’école française. Enfin, le français devient la seule langue d’affichage. Et le visage de Montréal, longtemps demeuré anglais, s’est francisé. Une réussite indiscutable! Plusieurs Etats se sont d’ailleurs inspirés de la loi ou de l’expertise québécoise pour élaborer leurs propres législations. Parmi eux, la Catalogne, l’Estonie, la Belgique, le pays de Galles, et la Chine."
2022:
"La loi 96 renforce la protection du français Cette loi crée notamment un ministère de la Langue française et réduit l’accessibilité aux cégeps de langue anglaise. Elle provoque un éventail de réactions parmi la population du Québec, allant de l’opposition à l’approbation."Combien y a-t-il de francophones au Québec ?
“La réponse n’est pas si simple, elle dépend de ce qu’on entend par “francophone”. (...)
Le français ou la langue usuelle à la maison en 2021, cela représente 77,5% de la population québécoise, soit 6,5 millions de personnes. “
En conclusion, la préservation et l'utilisation du français au Québec sont le fruit d'un héritage historique profondément enraciné. Depuis les premiers colons français jusqu'à l'évolution de la société québécoise moderne, la langue française a joué un rôle central dans l'identité culturelle et la fierté de la province.
Malgré les défis et les influences extérieures, les Québécois ont maintenu leur attachement à la langue française, en la célébrant et en la préservant à travers des initiatives telles que l'exposition "Le français, une langue à célébrer !".
Cette exposition remarquable rappelle l'importance de la langue française et son impact sur la société québécoise. Que ce soit par le biais de la langue, de la littérature, de la musique ou de la culture, le français reste un élément essentiel du patrimoine québécois, un symbole de diversité et une source de fierté pour tous ceux qui l'utilisent et le chérissent.




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